En fait, s’il est souhaitable, puisqu’il est prescrit par différentes normes, il n’est pas pour autant indispensable !!!!!
Nous pouvons le comparer suremant à un ordre de réparation dans les grandes concession automobiles, il est obligatoire en concession mais pas indispensable pour les petits garages. Cependant dans les petits garages, si des travaux sont facturés en plus de ce qu'il a été commandé, le client pourra ce voir exempté de payer la facture. Le garagiste par la non réalisation d'un ordre de réparation ne pourra pas s'y opposé.
Si l'ordre de mission peut être utile pour définir les modalités de la mission, il faut savoir qu’il ne protège le diagnostiqueur que vis-à-vis de son client.
La relation du diagnostiqueur avec son environnement juridique présente deux aspects : il y a le donneur d’ordre, le client, qui peut être le vendeur ou son représentant (agent immobilier, notaire) et l’acquéreur.
Avec le vendeur la relation est contractuelle tandis qu’avec l’acquéreur elle peut éventuellement être délictuelle.
Lorsque celui-ci est établi, il a pour rôle de définir les conditions de la mission tant au niveau de son coût que des modalités d’intervention.
Il va relater des informations importantes :
- L'objet de la mission
- Le d'onneur d'ordre ou (sur déclaration de l'intéressé)
- La désignation du propriétaire
Désignation du ou des bâtiments
Il précise aussi de l'importance des documents qui doivent être fournis lors de la mission pour établir un bon diagnostic :
* Il est de l’obligation du propriétaire/ donneur d’ordre de fournir tous documents (Diagnostics, recherche, travaux, etc.) et
informations dont il aurait connaissance (exemple : présence de parasites du bois, matériaux amiantés,...) relatifs à la présente
mission.
Il rapelle les spécificités des différentes missions de diagnostics. C'est pourquoi, les organismes de certifications nous obligent à réaliser l'ordre de mission, c'est une sorte de contrat valable mais n’a d’effet qu’entre le diagnostiqueur et son client, le vendeur.
Il est donc rare que le vendeur recherche la responsabilité du diagnostiqueur dans la mesure où, dès lors que le diagnostiqueur était certifié et assuré, la clause d’exonération des vices cachés contenue dans l’acte de vente à son profit, a été parfaitement validée et qu’ainsi l’acquéreur ne peut plus se retourner contre lui.